Dead House

Cette semaine, je pars en Angleterre avec ma classe de quatrième. Le professeur nous a demandé de nous mettre par groupe de quatre. Moi, je me suis mis avec mes amis, Mathéo, Maxence et Léo, pour ce fantastique voyage qui nous attend. Nous partons  avec nos enseignants qui nous accompagneront lors de ce séjour : Mlle B…….., M L……. et Mme P…….

Me voilà enfin devant le bus, après avoir dit au revoir à mes parents, je fus le premier dans le bus et pourtant,  je crus apercevoir la silhouette d’une jeune fille au fond du bus, j’avais l’impression qu’elle riait. Immédiatement, j’ai couru pour voir cette fille. Mais, à ma plus grande surprise, il n’y avait qu’une poupée en robe, les cheveux blonds aux yeux bleus. A ce moment, j’ai préféré la garder avec moi mais j’avais bien l’intention de la montrer à Léo, mon meilleur ami. Le départ du bus était prévu à 4h30 et comme je m’y attendais, les trois quart des passagers ne dormaient pas mais jouaient déjà avec leur téléphone. Vers 6h, tout le monde dormait, épuisé. A 7h35 précises, les moteurs du bus s’arrêtèrent d’un coup, les lumières se coupèrent pendant quelques secondes. Au même moment je sentis la poupée bouger, j’entendis Léo qui cria et, à cet instant, les lumières se rallumèrent. La poupée qui était dans ma poche était à présent sur le cou de Léo. Une fois que le bus redémarra et que les autres ne firent plus attention à nous, j’expliquai ce qu’il s’était passé quand j’étais entré dans le bus: la silhouette, la poupée qui riait... Jusqu’à la fin du voyage tout se passa normalement. Après avoir pris le bateau pour nous rendre à Londres, nous nous arrêtâmes sur une place où nous attendaient les familles. Mme P…… nous répartit dans les familles ; après de longues minutes interminables, il ne restait plus que deux groupes le mien et celui de Nicolas N, Matthis P, et Zacharie. Enfin, Mlle B…….. dit :

- Les groupes Zach, Nico et Matthis et Léo, Max, Math et Théo, vous viendrez avec nous dans le manoir qu’on a réservé.

- Quoi ! Répondis-je

- On n’a pas le choix, il manque deux familles. En plus vous êtes les deux groupes les plus bavards et vous risquez de faire le bazar dans les familles ! répondit M. L..

Nous remontâmes alors dans le bus pour nous rendre dans cette demeure. Après quelques minutes de trajet, nous arrivâmes avec stupéfaction devant le manoir se nommant « Dead House »

- Quel nom charmant ! Dit Léo.

Une fois entrés dans cette étrange demeure, deux hôtes nous y attendaient. Une dame d’une trentaine d’années et une petite fille d’environ huit ans. A l’instant même où j’aperçus le regard de la fille, je pensai immédiatement à la poupée que j’avais trouvée dans le bus. La dame nous amena dans notre chambre, et bien sûr, il y avait des lits superposés, on s’est donc tous battu pour  avoir le lit du haut. Le repas du soir se passa tranquillement  mais avant d’aller dormir je revis cette petite fille et comme si cela ne suffisait pas, elle me dit : « A tout à l’heure … ». Puis elle s’en alla en riant.

A 5h50 pile, il eut un coup de tonnerre ; je me réveillai au même moment que Léo. A cet instant précis, on entendit quelqu’un hurler, tout le monde était réveillé. Nous allâmes voir et vîmes Zach, allongé par terre, en sang. La poupée était sur son dos et avait un couteau dans ses mains. Au même moment, le sol grinça, je me retournai et je vis la petite fille de nos hôtes.

-Théo regarde devant toi !!! La poupée, elle bouge ! me cria Léo.

Elle se dirigea vers la petite fille et se plaça dans ses bras, Léo et moi courûmes vers la chambres des profs, mais la porte était fermée. La poupée continuait de marcher vers nous, térrifiés.

Ding Dong !! il était maintenant six heures, ouverture automatique des rideaux, la lumière du jour passa à travers la fenêtre et éclaira la petite fille, et, à notre plus grande surprise, la petite fille disparut alors que la poupée tomba par terre. Je la pris avec moi et je retournai alors dormir. Cependant, à sept heures, on entendit encore crier, nous retournons voir, c’était Mlle B……. qui était devant Zacharie mort.

-Mince ! On l’avait oublié, s’écria Léo.

Nous expliquâmes alors tout ce qu’il s’était passé aux professeurs. Ils décidèrent alors de partir d’ici mais devant les portes, il y avait les deux hôtes.

-Vous ne partirez pas d’ici, vous allez tous mourir comme votre ami, je n’ai pas raison ma poupée adorée ?

-Oui, tu as toujours raison, dit la poupée.

-Elle parle maintenant ? répondit Léo.

-Mais ce n’est pas possible, si je n’avais pas pris cette poupée dans le bus toute cette histoire ne se serait pas passée, réplique-je.

-Non, mais je vous aurais quand même tous tués dans le bus, si tu ne m’avais pas pris, me répond la poupée.

- En fait il y avait deux fins possibles, une courte : le bus qui explose, une longue : vous tuer, ici, au manoir. D’ailleurs il porte bien son nom, s’exclama la fille.

-Regardez derrière vous, il y a une surprise pour vous, continua-t-elle.

-Hein ! quoi ! il y a une centaine de poupées avec des couteaux, hurla Léo.

- Il faut partir d’ici ! répond M. L.

-Trop tard, Un de moins, dit la poupée.

Nicolas avait un couteau planté entre les deux yeux et tomba par terre. Les uns après les autres, ils tombaient. Il ne restait plus que moi Léo et les profs. Léo, en colère, s’empara de l’un des  couteaux et courut vers la petite fille qui avait tué Maxence, son autre meilleur ami, il réussit à l'atteindre. La fille avec le couteau dans la tête le retira puis des morceaux de son corps tombèrent par terre.

  •  Mais ce n’est  pas possible, Maintenant la fille s’est transformée en poupée. Que faire on est mal, demandai-je.

Au moment même où je finis cette phrase, un couteau transperça la tête de mon ami.

  • AHHH !!!
  • Nan Léo !!! m’écriai-je

Il tomba par terre devant moi, son meilleur ami. J’étais tellement en colère d’avoir perdu tous mes amis que je finis par tuer la fille transformée en poupée et l’autre hôte. Après toute cette histoire, il ne restait plus que Moi, Mme P……, Mlle B…….. et M. L…….. nous passâmes le reste de la semaine dans un hôtel.

- On repart aujourd’hui, toute cette histoire va s’arrêter, dit Mme P……

-Oui répondis-je.

Nous montons alors dans le bus pour repartir, tout se passa bien même si j’étais encore horrifié de ce qui venait de se passer. Soudain, en un éclair, sans que j’eus le temps de m’en apercevoir, le bus fit deux trois tonneaux avant d’exploser. J’en fus éjecté mais tous les autres y restèrent. Je perdis un bras ainsi que ma jambe gauche, j’étais entre la vie et la mort, Je commençais à perdre connaissance, je clignais des yeux très lentement et, à ce moment, je vis la poupée devant moi avec un couteau. Elle monta sur moi et commença à me couper le bras.

-Arghh, arrête, criai-je

Puis elle me coupa l’autre jambe, je n’en pouvais plus, enfin elle se mit devant moi et me transperça avec le couteau, je fermai alors  les yeux pour ne pas voir ça, je savais que j’allais mourir… Soudainement, la voix de  mon ami Léo me réveilla. Il me tapa sur l‘épaule et me demanda si j'allais bien :

Je réalisai alors que j’étais assis sur un banc, près du  bus, intact. Tous mes amis étaient là avec leur prof. Lorsqu’il me tapa sur l’épaule, un mal me tétanisa et me paralysa le bras. La moitié des élèves avait des maux de tête et les autres des brûlures au corps, mais chacun avait une bonne explication.  Je montai dans le bus et vis Léo au fond. Je me précipitai vers lui en criant :

-Léo !! As-tu quelque chose dans ta poche ?

-Bah rien pourquoi ? A ce moment là je crus que nos rôles étaient inversés.

-Tu en es sûr ?

-Eh bien, en  vérité, je viens de trouver une petite poupée toute mignonne…

- Jette-la vite ! lui dis-je.

-Trop tard, répondit Léo le bus vient de démarrer.

 

Léo, Théo et Maxime

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Date de dernière mise à jour : 05/04/2016

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