L'héritier du chalet

L'héritier du chalet

 

Ce soir, ma mère, Béatrice, m'appris une bien triste nouvelle. Les pleurs surmontaient sa parole et l'empechaient de parler. Au bout de quelques instants, elle parvint à m'annoncer à travers le téléphone que mon grand-père venait de décéder dans son chalet. Je m'assis quelques instants, tout en regardant autour de moi. Ma chambre me paraissait encore plus sombre et sans vie. Les jours suivants son decès, nous fîmes son enterrement comme il se le devait.

Quelques jours plus tard, j'entendis la sonnerie de mon téléphone retentir, un numéro qui me semblait inconnu s'affichait sur l'écran, je décrochai : « Monsieur Vrepoiy chambre des notaires de Boule-sous-Terre, je vous informe que,, suite au décès d'un membre de votre famille, vous héritez d'un chalet, situé au Nord de Londres, dans un sous-bois. Les détails de celui-ci vous seront envoyés sous peu à votre adresse. ». A peine j'eus le temps de le remercier qu'il raccrocha.

Samedi, étant libres, mon ami Jean-Patrice et moi partîmes nous adonner à notre passion favorite : la chasse. Malheureusement cette partie de chasse ne fut pas fructueuse et malgré plusieurs occasions, nous revîmes sans aucune bête à nous mettre sous la dent. La semaine suivante, je repris le cours de ma vie d’étudiant et le mercredi, j'entrepris d'aller chercher la clef du chalet au point de relais de mon village. Les semaines s'écoulèrent et les vacances arrivèrent à grands pas. Les vacances signifiaient pour moi des heures de chasses et des soirées entre amis, à ne plus en finir. La veille des vacances, une idée me traversa l'esprit. Je me rappelai le lieu que m'avait indiqué le notaire. Le chalet était situé dans une forêt réputée pour son gibier. Aussitôt, j'appelai mon ami pour lui proposer un week-end dans le chalet. Au bout d'une trentaine de minutes de discussion, nous nous décidâmes. Notre argent mis de côté allait nous servir à traverser la manche et à acheter des vivres.

Une semaine plus tard, le grand jour était arrivé. Après avoir montré nos autorisations et prouvé notre bonne foi, nous pûmes embarquer dans l'avion. Durant le voyage, les lumières ne cessaient de clignoter et le son des films grésillait. La panique régnait à bord. L'appareil venait d’atterrir. La fatigue commençait à prendre le dessus sur notre corps mais malgré cela, nous décidâmes à aller manger. Nous peinâmes à trouver le chalet , nous étions à bout de force lorsque nous trouvâmes le chalet.

La serrure était rouillée. Pensant pouvoir nous reposer une fois la porte ouverte, nous nous trompions. Le chalet était délabré, rempli de toiles araignées, le temps avait souillé la bâtisse. Ce n'était pas une partie de plaisir qui nous attendait. Nous allâmes nous coucher dans nos sacs de couchages préalablement achetés. Dans mon profond sommeil je fus réveillé par mon ami alors que la fenêtre filtrait les rayons de soleil. Malgré un léger mal de dos désagréable, la journée commençait à merveille et mon ami me proposa d'aller chasser. Un déjeuner englouti rapidement, nos provisions faites et un petit toilettage, nous étions enfin prêts. Le silence nous laissait sceptiques mais un troupeau de biches nous redonna espoir malgré nos balles loupées de quelques peu. Trente minutes plus tard, un sanglier, qu'on estimait à une soixante quinzaine de kilos, se présenta à nous. Après l'avoir ajusté dans ma mire, nos cris de joies marquèrent le succès de mon tir. La fin de la journée approchait et aucun gibier ne se présentait à nouveau, Il nous fallut une trentaine de minutes pour traîner le sanglier jusqu'au logis.

Pour fêter notre premier jour ici et notre prise, nous bûmes quelques verres alcoolisés qui me donnèrent la nausée. Mon esprit et ma vue se brouillèrent soudainement en entendant le cri de mon ami, me provoquant de légers frissons dans le dos. Je me réveillai en panique et en sueur dans la nuit et en allumant la lumière, je vis que mon ami avait disparu. Le sol était rempli de bouteilles de verres cassés et quelques gouttes de sang me firent paniquer. Pris de panique, je cherchai mon fusil que je ne trouvai pas. Je me mis à crier le nom de mon ami, la voix tremblante, en vain. L'angoisse prenait le dessus et j'entrepris de prendre quelques vivre et nos affaires les plus précieuses pour aller au centre ville de Londres. Apeuré, je n'osais plus retourner au chalet. Je passai donc une nuit dans un hôtel où j'attendis désespéramment l'appel de mon ami mais sans succès. Je commençai sérieusement à m'inquiéter. Ayant tenté par tous les moyens de le retrouver, je finis par douter : était-il encore vivant ? En pleurs, je décidai de retourner dans mon village, me sentant lâche de ne pas l'avoir aidé ou attendu. Je ne pouvais pas raconter cela à sa famille, ce serait bien trop dur. Je continuai ma vie, seul. Au bout d'un mois, la famille de mon ami ne m'avait toujours pas contacté, j'étais perplexe.

Mon ami était-il mort ? Disparu ? vivant? Je ne le savais pas. Et sa famille : pourquoi ne m'a-t-elle pas contacté? Qu'est-elle devenue? Je ne le saurai sans doute jamais. Et vous ! Le savez vous?

Leny et Hugo

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Date de dernière mise à jour : 07/04/2016

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