Le comte William

Le comte William

 

1893, en Angleterre.

Le comte Vladimir partit à la guerre et sa femme se fit assassiner. Fou de douleur, il se rendit à l’église et demanda à Dieu de lui rendre sa chère et tendre Ce dernier refusa. Le comte le maudit et se mit à vivre comme un hérétique. Il fut condamné à vivre reclus comme une créature maléfique.

Aujourd’hui, à Londres.

Je me préparais à épouser l’homme que j’aime : Stéphane; lorsqu'il partit pour quelques jours en voyage d’affaire. Je me rendis alors chez Juliette, ma meilleure amie, qui vit dans le Lancashire. En arrivant devant sa maison, je remarquai qu’une lueur luisait par la lucarne d’un vieux château abandonné. Juliette vint m’ouvrir, nous entrâmes dans son salon et discutions de longues heures mais une question me trottait dans la tète depuis mon arrivée :

« Tout à l’heure, quand je suis arrivée, j’ai vu de la lumière au château, est-ce normal ?

- Non le château est en réparation depuis quelques mois. Le Comte William, descendant du comte Vladimir, a entrepris des travaux dans l’aile gauche, qui était sur le point de s’effondrer.

- Ah ! Peut-on aller y jeter un coup d’œil ?

- Oui seulement quelques minutes. »

L’horloge du clocher sonna quinze heures. Une fois arrivée au château, nous fîmes le tour de la propriété. Un grand jardin s’étendait à perte de vue. Le soleil commençait à décliner lorsque nous traversâmes le pont-levis. Soudain, le herse tomba derrière nous.

« Nous sommes prises au piège ! cria Juliette

- Mais tu m’as dit que le château était abandonné ?

- Oui c’est ce que je croyais

A cet instant les cierges s’allumèrent et une silhouette d’homme, accompagnée par trois personnes ; deux femmes et un homme, apparurent.

- Bonsoir jeunes demoiselles, dirent les personnages en même temps.

- Bonsoir, répondis-je en frémissant. Etes-vous le Comte William ?

- Oui, répondirent les trois personnes.

- Pourquoi répondez-vous à sa place ?

- Il a perdu l’usage de la parole lorsque sa femme est morte. Les ouvriers ne reviendront pas avant lundi pour déverrouiller cette herse. Voulez-vous rester ?

- Nous y sommes bien obligées, rétorquai-je sèchement.

- Le diner sera servi dans cinq minutes. Nous préparerons vos chambres après. »

Le Comte s’approcha de moi et disparut dans un couloir que je n’avais pas vu. Après le diner, nos hôtes nous menèrent à nos chambres. La mienne était vraiment très grande, avec une multitude d’objets, des tableaux étaient accrochés sur les murs, près à tomber. En me couchant, je pensais à Juliette, elle devait avoir très peur toute seule.

Dans la nuit, j’entendis des grincements, je me levai et tentai de déterminer l’origine de ces bruits. Les portes s’ouvraient et se refermaient toutes seules. Soudain l’orgue que j’avais vu dans la grande salle se mit à jouer. Je descendis mais personne n’était là. L’orgue continuait sa musique inlassable et déchirante. Je pris mes jambes à mon coup, tellement j’avais peur.  Les tableaux répondaient à mon passage par des murmures sarcastiques. Quand je revins dans le hall, les trois complices de William, qui s’appelaient : Satan, Lucifer et Léviathon, se transformèrent en un chien à trois tètes. Il me rappelait Cerbère, le chien qui gardait les Enfers dans la mythologie.

A cette vue, je m’enfuis de nouveau. Je voulais seulement retourner dans ma chambre. Je passais dans plusieurs couloirs, devant plusieurs portes, les cierges volaient et j’entendais encore des cris stridents, horribles. A la suite de ma folle course, je finis par me retrouver dans l’aile interdite.

Le comte était là, il marchait sur un mur avec un corps d’enfant dans les bras. Il se délectait de son sang qui paraissait encore tiède. Effrayée, je me rendis dans ma chambre et me couchai. Trop de vision d’horreur hantait mon esprit pour pouvoir me rendormir. Lorsque lundi arriva, les ouvriers ouvrirent la herse et nous nous enfuîmes sans dire un mot. En arrivant chez Juliette, nos époux nous attendaient avec impatience :

« Où étiez-vous ?

- Au château du Comte William.

- Pendant trois jours ?

- Oui !

Je me mis à leur raconter ce que j’avais vu pendant la nuit, sans oublier cette vision d’horreur de William et l’enfant.

- J’en étais sûr, le Comte est un vampire, à cause de son ancêtre Vladimir, c’est dans ses gènes ! Voilà pourquoi des enfants disparaissent  chaque semaine et qu’il ne sort jamais du château.

- Cela expliquerait beaucoup de choses effectivement.

- Il faut l’arrêter.

Nous partîmes vers le château avec des pieux, des crucifix et de l’eau bénite. Le pont-levis était baissé et la herse levée.

- Il a du savoir qu’on arrivait.

- Comment ?

- On ne va pas tarder à le savoir. »

Nous entrâmes et nous nous dirigeâmes vers la grande salle. Là on retrouva le Comte avec Cerbère, des spectres et des créatures des plus horribles. Nous nous faufilâmes entre elles et Juliette lança l’eau bénite sur le visage du comte. Il hurla de douleur, ses forces l’abandonnaient. Stéphane me donna son pieu et me dit : « Tue le ! » Je montai sur l’estrade où était William, il me regardait avec un air de pitié. C’est horrible pour moi de tuer une personne mais lui était un monstre. Je m’approchai de lui et enfonçai mon pieu dans sa poitrine. Il tomba, puis se releva et disparut. Je compris alors, en voyant les démons, et mon corps gisant sur le sol, que j’étais morte. Je suivis alors le comte et ses créatures diaboliques vers le néant.

Elèves de 4ème

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Date de dernière mise à jour : 07/04/2016