Le manoir hanté

Le manoir Hanté

 

Pendant les vacances d’avril, des connaissances à mes parents m’invitèrent à passer une semaine en Angleterre avec mon petit ami George, dans un beau et grand château. A notre arrivée, vers 17 heures, le temps n’était pas au rendez-vous. Il pleuvait abondamment. Il y avait des éclairs foudroyants qui éclairaient le ciel et ainsi notre chemin. Le ciel était d’un noir très dense, les nuages étaient épais. Nous avions beaucoup de mal à apercevoir la lune. Arrivés devant le château, nous étions inquiets, il n’y avait personne pour nous accueillir.

La porte qui paraissait très lourde était grande ouverte. Malgré notre inquiétude, nous nous décidâmes à entrer. Nous entendîmes une voix rauque, plus qu’étrange, qui nous disait de continuer notre chemin. Nous étions dans une grande salle très étrange. Il n’y avait aucune fenêtre. Il y régnait une odeur de « renfermé ». Là, la porte se referma derrière nous. Nous espérions trouver une âme mais il n’y avait personne, à notre plus grand regret. Avions-nous rêvé cette voix ?

Georges et moi prîmes la décision de retourner à la voiture. Je n’étais pas très rassurée et lui non plus. La porte d’entrée était verrouillée, nous étions pris au piège, dans cet endroit, pour une durée indéterminée. Nous passions le reste de la journée à visiter le château. Il était entièrement meublé mais toutes les pièces étaient poussiéreuses comme si elles n’étaient plus habitées depuis longtemps.

« Georges ! Regarde, il y a une cuisine !

  • Cela tombe à pic, je meurs de faim, me dit-il tout excité.

En ouvrant le garde-manger, nous eûmes une surprise : il n’y avait rien à manger, seulement une lettre.

  • Kate ! Ne touche à rien !
  • C’est peut-être le propriétaire qui nous joue un tour juste pour rire. Allez, ouvrons-la !
  • D’accord ! Les mains de Georges tremblaient. C’est marqué « ambitrus Indiera ».
  • Je connais cette langue, s’écria Kate, je l’ai apprise pour mes recherches archéologiques en Inde. Dans le village où j’étais, ils la parlaient. cela signifie : Mort à vous. »

Nous ne parlâmes plus pendant plusieurs instants. Nous avions horriblement peur. Nos yeux étaient semblables à ceux d’un chien battu. A coté de la cuisine se trouvait une chambre plutôt grande où nous décidâmes de passer la nuit.

Vers trois heures du matin, je ne dormais toujours pas contrairement à Georges qui dormait profondément, comme si rien ne s’était passé. J’étais dans mes pensées quand des bougies s’allumèrent, traçant un chemin. Je voulus réveiller Georges pour lui faire part de cette anomalie mais une voix identique à celle de la veille me retint, elle m’envouta et me mena en dehors de la chambre. Là elle me dit qu’il fallait que je tue Georges pour sortir d’ici. Il s’agissait de la seule solution. Pourtant, par amour, je refusai. Fière d’avoir résisté, je revins auprès de Georges. Notre tranquillité fut de courte durée, nous fûmes réveillés par un bruit assourdissant. Un lustre nous tomba dessus. J’eus le temps de me dégager du lit contrairement à Georges, une de ses jambes resta coincée. Des bruits de pas se firent entendre. La porte s’ouvrit et des robots très agiles nous attaquèrent. Je courus hors de la pièce sans trop savoir où aller. Georges me suivit mais sa jambe le ralentissait. Au bout de quelques minutes, tous les objets du château s’animèrent : les meubles, les fauteuils, les tableaux… Tous criaient « mort ! Mort ! ». Pendant notre course, Georges se fit presque avaler par un four. Les fourchettes et les couteaux fonçaient sur nous et les murs nous parlaient dans un langage étrange. Nous arrivâmes à l’entrée du château, devant la porte principale qui nous retenait prisonniers depuis la veille. Elle s’ouvrit comme par magie. Nous nous enfuîmes le plus loin possible, dans la forêt qui entourait le château, sans nous retourner. Les arbres prirent vie et se mirent à nous courir après. Fleurs et arbustes nous attaquèrent.

Un cri stoppa ma course, je me retournai : Georges n’était plus là ! Les arbres et les objets étaient immobiles et à leur place. Je repartis vers le château en larmes.

Agathe et Alix

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Date de dernière mise à jour : 09/04/2016