Le manoir irlandais

Le manoir irlandais

 

Samedi 12 mars 2011

Mon cher journal,

Il y a deux ans, je fus invitée par mon oncle et ma tante à passer mes grandes vacances chez eux , en Angleterre, ce magnifique pays qui regorge de mystère. Arrivée dans leur, maison, une fois installée, je partis à la découverte de Liverpool. Là-bas, je tombai sur une bande de trois amis : Patrick, Kate et Charles. Ils avaient tous à peu près mon âge. Ils m’ont proposé de venir avec eux pour aller écouter un concert d’instruments typique de l’Irlande. Je m’intégrai vite dans leur bande et découvris qu’ils habitaient en Irlande, à Cork. Un jour Charles nous proposa, à tous les trois, de venir passer quelques jours dans le manoir de son grand père.

Le jour arriva, nous nous rendîmes dans ce manoir lugubre. Il était tellement haut que le soleil passait difficilement au-dessus de lui, cela produisait une ombre effrayante. Aucune couleur ne paraissait à part le noir ; un noir sali par toutes ces années passées. Nous pénétrâmes à l’intérieur, par une large porte, puis noua nous dirigeâmes vers ce qui semblait être un salon éclairé. A notre grande surprise, il était entièrement décoré pour la fête. Charles nous accueillit puis nous commençâmes à nous amuser. Mais en allant chercher des rafraichissements, je remarquai une ombre discrète et étrange. En revenant, j’interpelai Charles pour lui faire part de ma mésaventure, il ne me crut point. Il m’expliqua que ce manoir était sans danger et que j’avais dû apercevoir un rideau bouger. Kate, à son tour, interrogea Charles au sujet du manoir, j’entendis seulement que celui-ci venait de son arrière grand-mère et que cette dernière avait subitement disparu à l’âge de vingt-et-un ans. Personne ne l’a jamais retrouvée. La fête se termina, Charles nous avait préparé des chambres, j’allai me coucher.

Lorsque j’éteignis la lumière, je vis une ombre au fond du couloir, en rallumant, elle disparut. Je fis cette action plusieurs fois de suite, finissante par laisser la lumière allumée. Je me dépêchai de regagner mon lit. Soudain la lumière s’éteignit et ma lampe de chevet clignota puis s’éteignit à son tour. Je vis une jeune femme pâle presque malade. Elle était habillée d’un grand linge blanc balayant le sol. Ses cheveux étaient aussi clairs que sa peau et ses vêtements, ils viraient du blond au blanc. Elle se mit à me parler en me disant que ce n’était pas de ma faute. Je ne compris rien. Tout se ralluma et j’entendis quelqu’un descendre les escaliers. Cette atmosphère pesante continua et me coupa le sommeil jusqu’à ce qu’un bruit me parvienne. La porte d’entrée grinça et j’entendis à nouveau : « Ce n’est pas de ta faute, c’était à cause de la route. ».

Après tout cela, je ne me souviens pas de ce qu’il s’est passé. J’entendis vaguement une voix, celle de mes amis. Kate, Patrick et Charles : « Juliette ! ». Je me réveillais lentement et découvris, à ma grande surprise, que j’étais allongée dans le couloir. Kate m’expliqua que j’étais certainement restée inconsciente pendant plusieurs heures et que j’étais sûrement somnambule. Je leur expliquai alors ma nuit tourmentée, ils refusèrent de me croire en admettant que j’avais dû faire un cauchemar, suite à l’histoire de Charles au sujet de son arrière grand-mère, ce qui aurait engendré ma crise de somnambulisme.

Suite à cette histoire, je suis toujours amie avec eux. Charles et moi sommes amoureux. Je reviens souvent en vacances en Angleterre sans m’approcher du manoir.

Cette histoire me hante encore. Je ne saurai jamais si cela s’est réellement passé ou non mais si oui : qui était cette jeune femme ? Que voulait-elle me dire ?

Mon cher journal, pouvoir te confier ce récit sans que tu me juges, me redonne confiance en moi et me permet de dormir plus paisiblement, malgré cette peur qui me hante encore et encore.

Juliette

 

Samedi 12 mars 2016.

Cher journal,

Voila cinq ans de cela que je t’ai écris. Charles et moi, nous nous sommes séparés. Quelques jours après, il y a eu un terrible accident. Je sais que je suis coupable. A présent, la peur a été remplacée par la tristesse et la culpabilité.

Adieu mon journal.

Juliette

 

Nouvelle écrite par Aurore et Emma

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