Les étranges vacances de Chloé

Les étranges vacances de Chloé

 

La semaine dernière, je partis en Angleterre pour des vacances mais aussi dans le but de réaliser un projet. J’étais invitée à passer une semaine chez mon ami, Alex. Quand je suis arrivée, il y avait énormément de brouillard, je n’y voyais rien, j’étais très fatiguée par le trajet. Quelques minutes plus tard, j’aperçus Alex et je vis un grand château sombre qui me donna des frissons. Je dis bonjour à Alex et il m’installa dans une chambre. Quelques heures plus tard, Alex prépara un bon plat pour ma venue. Etant fatiguée, je partis me coucher.

 

Je n’arrivai pas à dormir, dans la chambre, il y avait des portraits qui semblaient me fixer. J’entendis des voix étranges, cela m’intriguai car je ne comprenais pas ce qu’elles voulaient dire. J’allai dans le couloir et je vis une ombre terrifiante comme si quelqu’un était derrière les escaliers ; la pièce était sombre, je n’entendais plus aucun bruit, j’avais de plus en plus froid et j’étais effrayée. Lorsque je m’approchai de l’ombre, elle disparut d’un seul coup. Tremblante de peur, je retournai dans ma chambre remplie d’angoisse et je m’endormis en pensant que cette semaine sera riche en émotions…

 

Le lendemain, me réveillant en pensant à la veille, je devais découvrir ce que cela était, j’étais curieuse. Je rejoignis Alex en lui racontant tout ce qui s’était passé hier soir. Alex savait tous ses évènements, il en avait l’habitude. Il savait que ce château  était hanté et il me dit : « Je vais t’expliquer la vraie histoire de ce château. Il y a des années auparavant, une jeune femme et sa fille vivaient ici, son mari qui était très proche de sa famille, devait partir en guerre. Les jours passèrent et l’épouse n’eut aucune lettre de son mari, ne sachant pas s’il était mort ou vivant. Elle devint très triste, la petite fille pleurait chaque soir en pensant à son père. A la fin de la guerre, la femme reçu une lettre disant que son mari était mort dans d’atroces souffrances. La femme s’en doutait mais voulait cacher la vérité tellement elle était malheureuse. Des semaines plus tard, la femme se suicida en laissant sa petite fille seule et orpheline. Depuis, cette femme hante le château. Il faut qu’on sache ce qu’elle veut, Chloé. »

J’étais très choquée de ce que me disait Alex et je dis : « Cette nuit j’essaierai de comprendre ce qu’elle veut… ». L’après midi, j’écrivis un article sur ce château pour le journal. La nuit tomba et j’étais sur le point de m’endormir. Une heure passa, je me réveillai en entendant des bruits identiques à ceux de la dernière fois. Je marchai discrètement jusqu’au couloir, je m’avançai petit à petit vers le salon là où je pus entendre distinctement ces voix. Tout à coup, toutes les voix se turent et j’entendis des pleurs juste derrière moi, je me retournai délicatement et vis une femme vêtue d’une longue robe noire de l’époque. Elle était toute pâle, sa peau avait l’air gelé. J’avais de la pitié pour cette femme, elle avait l’air si réelle, on pouvait à peine voir son visage. Tout doucement, je m’approchai d’elle, j’étais angoissée, j’avais peur. Je lui dis d’une voix douce : « Je ne vous veux pas de mal, mon ami m’a raconté votre histoire mais qu’est ce qui vous rend si triste ? » La femme m’expliqua : « Je m’en veux d’avoir abandonné ma fille, Chloé… Elle était blonde tout comme vous. » Je décidai donc d’aider cette femme qui m’inspirait de la pitié. Je pris donc mon manteau, mon sac et d’un seul coup, le fantôme s’écria : « C’est elle ! C’est ma fille ! » Mon portefeuille était ouvert et on pouvait y apercevoir une photo de moi étant enfant Je dis : « Mais enfin madame, c’est moi ! » Maintenant que j’y pensais, je n’avais jamais rencontré mes parents, ma mère était morte quand j’avais deux ans… Terrifiée d’avoir ma mère morte en face de moi je dis d’une voix tremblante : « Ma…Maman ? C’est bien toi ? » La femme me répondit « Ma fille, enfin je te retrouves ! » Elle alla chercher un vieux collier et me dis : « Avec ce collier, si tu le désires, tu pourras me retrouver au paradis, rejoins moi là-bas nous serons heureuses, tu verras. » Elle me tendait le collier et je lui expliquais que je devais réfléchir car c’était un choix très important. Je pris le collier et partis me coucher, paniquée d’avoir retrouvé ma mère.

 

          Après plusieurs heures de réflexion, je pris la lourde décision de rejoindre ma mère au royaume des morts. J’ai donc écris une lettre pour prévenir Alex des raisons de ce choix :

Alex,

Cela fait maintenant treize heures que je réfléchis et ma décision est prise, je vais rejoindre ma mère. Elle est seule et moi aussi, rien ne me retient dans ce monde, je n’ai pas de famille et tu es mon seul ami. Je te demande de respecter mon choix et de ne pas t’inquiéter, je serai surement mieux là-haut.

Merci pour tout,

Chloé.

Je descendis à la cuisine me munir du couteau le plus aiguisé et remonta dans ma chambre. Je m’installai confortablement sur le lit, j’aurai au moins choisi ma mort. Je prononçai mes dernières paroles, posa la lettre en évidence sur mon buste, tenant dans une main le collier offert par ma mère et dans l’autre le couteau. A minuit, le poignard s’enfonça dans mon crâne et je sentis une terrible douleur… Et puis des voix, on aurait dit celle d’Alex ! J’ouvris les yeux pensant enfin pouvoir voir ma mère et je vis à la place mon ami. Il me dit : « Chloé ! Chloé ! Enfin ! Tu m’as fait peur, tu t’es évanouie devant le manoir, sûrement la fatigue du trajet. Peu importe, tu es réveillée, enfin. » Je ne savais pas quoi dire… C’était donc un rêve… Mais cela semblait si réel… Je m’assis et sentis quelque chose autour de mon cou. Alex s’exclama : « Ouah, joli collier. » Je baissai la tête et sursauta : c’était le collier de ma mère ! Mais ce n’est pas tout, je vis tomber de mon buste, un papier. Il s’agissait de ma lettre que j’avais écrite. Je m’en saisis assez rapidement pour qu’Alex ne l’aperçoive pas. Je me mis soudainement à pleurer. Moi qui étais si heureuse de pouvoir enfin rencontrer ma mère, voila que je me réveille dans ce château. J’aperçus le couteau à ma droite. Sans réfléchir, je me levai, pris Alex dans mes bras et lui murmurai : « Pardon… ». Je me saisis du couteau et me l’enfonça dans la poitrine. Je vis Alex crier, pleurer, le pauvre ne comprenait pas. Finalement, au lieu de me réveiller dans les bras de ma mère, je ne me réveillai jamais…

Eloïse et Adèle

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Date de dernière mise à jour : 02/04/2016