Une étrange nuit à Londres

Une étrange nuit à Londres

 

Images jpep

En ce jour du mardi 12 février, je venais d’arriver à Londres, capitale de l’Angleterre. J’appelai un taxi pour qu’il me conduise à l’adresse donnée par mon ami. J’arrivai au grand château, sous une pluie battante, le jour commençait à décliner. J’étais épuisé de ce long voyage, mes paupières devaient lourdes. J’avais l’impression que j’allais m’endormir sur place tellement l’envie de sommeiller me venait. Revenons-en à ce château. Il était sombre, très grand mais on le distinguait peu car le brouillard le cachait. Un domestique m’accueillit et me fit pénétrer dans le château. Je lui indiquai alors que je désirais aller tout de suite me coucher.

Un long couloir desservait les différentes pièces, des armures y étaient exposées tout du long. Un sentiment étrange m’envahit, j’avais l’impression qu’elles m’observaient à travers leurs heaumes. Des toiles d’araignées garnissaient chaque extrémité des murs. Je m’installai dans l’une des plus petites chambres qui était aussi la moins  somptueusement meublée. Elle était située dans une tour isolée du bâtiment. Sa décoration était riche mais antique et délabrée. Sur les murs étaient accrochés des cadres datant du Moyen-âge. Leurs encadrements en bois sculptés et ornés de feuilles d’or les embellissaient. Les toiles peintes représentaient des chevaliers et un château-fort avec son donjon, ses remparts, son pont-levis, le tout cerné de douves.  Je regardais avec intérêt  ces peintures qui étaient suspendues non seulement sur les faces principales des murs mais aussi dans les recoins de la pièce. Plein loin, un feu dans la cheminée chauffait l’air qui était pourtant encore glacial. Je m’assis sur mon lit, il était grand et confortable, de couleur beige-chocolat.

Quand le soir arriva, j’eus l’impression d’entendre des coups de fer qui retentissaient dans mes oreilles comme si deux chevaliers étaient en train de se battre. Alors je me dis que j’étais fatigué. Mais quand je n’entendis plus ces bruits, quelqu’un se mit à parler. Cette phrase résonnait dans ma tète : « Mon chevalier, venez me voir !». J je me recroquevillais au fond de mon lit. Soudain, rempli d’effroi, je vis des chevaliers qui sortaient petit à petit de tous les tableaux de la chambre, les ombres, faites par le feu de la cheminée au plafond, se transformaient en un ciel noir et gris. Tout mon corps tremblait, mes cheveux se hérissaient sur ma tète, j’avais la chair de poule, mes mains étaient de plus en plus moites. Je regardais tout autour de moi mais plus rien ne parvenait à me rassurer. Tout à coup, j’eus une sensation d’aspiration vers le château-fort de la toile : ce n’était pas qu’une sensation ! En un claquement de doigts, je fus transporté dans un autre monde, qui était nouveau pour moi. Un monde totalement différent du XXIème siècle mais  qui ressemblait fortement à celui du tableau.

Quand j’atterris dans ce nouveau monde, le château était juste devant moi. Après avoir réalisé où j’étais, je me demandais ce que j’avais fait pour me retrouver là. Je commençais à avoir très peur, je pensais que je n’allais jamais revoir ma famille. Après avoir repris mes esprits, je m’avançais vers le château et, apercevant un petit trou dans le mur, je me mis à regarder à travers et vis une chose brillante de couleur grise, qui bougeait beaucoup. J’attendis un petit moment et m’aperçus que c’était le chevalier du tableau qui était en train de se battre. J’entendis un bruit de pas comme si des éléphants courraient alors je me retournai et vis des soldats qui venaient à l’assaut du château. Un chevalier me dit alors de venir les aider et de prendre une épée. Je lui répondis : « je n’’ai pas d’armes, je vais me faire tuer ! ». Et d’un seul coup, je tombai à terre. Un poids semblait m’écraser. En me regardant, je vis une grosse armure, elle était apparue sur moi comme par magie. Tout autour de moi, une armée de soldats, avec ou sans chevaux, combattait une autre armée. Je pris part à cette bataille, sans avoir jamais combattu de ma vie. Il me semblait que j’étais pourtant habitué à manier l’épée. Je courrais vers les assaillants et en tuais quelques-uns tout en recevant des coups mais mon armure me protégeait.

Après un long combat, je dus affronter le roi qui vint vers moi avec une incroyable férocité. Mon corps fut dans un premier temps tétanisé par la peur mais dans un sursaut de bravoure, pour sauver ma vie, je brandis mon arme et frappai de toutes mes forces sur mon assaillant. A ma grande surprise, il tomba de son destrier et vint s‘empaler sur mon épée. Il était mort. Je me sentis puissant d’avoir gagné cette guerre. Fatigué, je m’assoupis le long des douves du château.

J’entendis des trompettes, qui, je pensais, fêtaient la victoire. J’ouvris un œil, j’étais de nouveau dans ma chambre, j’entendis encore le son des trompettes mais c’était le domestique qui sonnait pour le petit déjeuner.

Je descendis allègrement les escaliers en repensant aux événements de la nuit dernière, quand je vis, à ma gauche, un tableau représentant une scène de bataille du Moyen-âge. En m’approchant, je me rendis compte que la scène ressemblait étrangement à celle de mon rêve. Je reconnus le chevalier que j’avais tué. Mes jambes se mirent à trembler, un grand frisson me parcourut l’échine quand je m’aperçus, avec une grande stupéfaction, que le personnage représenté me ressemblait trait pour trait.

En allant à table, je repensais continuellement à ce que je venais de voir. Une fois installé, le domestique s’intéressa au déroulement de ma nuit. Une vague de sueur apparut sur mon front, les mots n’arrivaient plus à sortir de ma bouche. Je ne parvenais pas à me lancer. Devais-je lui raconter ? Ou alors tout garder pour moi ? Me croirait-il ? Etait-ce un rêve ou la réalité ? Je ne le saurai sans doute jamais… !

Élèves de 4ème

Commentaires (2)

zanetti
  • 1. zanetti | 24/04/2016
trés bon
Tissier
  • 2. Tissier | 20/04/2016
Très agréable à lire

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Date de dernière mise à jour : 02/04/2016